Quelles sont les orientations du marché après 1 année de pandémie, de confinements et déconfinements, de frustrations, d’annulation ou de reports d’événements ? Comment se porte le marché, en volume en volume et en prix ? Voici 5 stars du marché du début de l’année …

1 – VW-Porsche 914 2.0 de 1975 : 59.900 euros

Cette 914 2.0 litres 4 cylindres restaurée à neuf et dans une stricte configuration d’origine (notamment avec l’injection D-Jetronic d’époque et des sièges tartan écossais assortis à la couleur de la carrosserie) représente un magnifique exemple de préservation du patrimoine. Le coût de sa restauration est estimé à 40.000 euros.

VW Porsche 914 2.0

2 – BMW 2002tii de 1972 : 84.000 euros

Encore une sublime restauration pour cette BMW 2002 Tii avec un niveau de détail de finition hallucinant. Malgré la présence d’un historique tracé depuis le 1er jour, le montant atteint par cette vente est bien au dessus des prévisions …. Le coût de sa restauration est estimé à 45.000 euros

BMW 2002 Tii de 1972

3 – Datsun 2000 Roadster de 1967 : 57.000 euros

Autre stars du marché, ce très beau roadster Datsun a bénéficié d’une restauration ancienne (2005) avec le remplacement du moteur d’origine par un autre identique. La voiture a particulièrement bien vieilli et a démontré la qualité de la restauration effectuée précédemment

Datsun Roadster 2000

4 – VW Coccinelle 1200 de 1958 : 19.000 euros

Bénéficiant elle aussi d’une très belle restauration remontant à un vingtaine d’années, cette Coccinelle 1200 reste un grand classique des représentantes des années 50, et qui véhicule beaucoup de romantisme. Le tout pour une somme qui reste accessible à beaucoup

VW Coccinelle 1958

5 – Lancia Fulvia coupé 1.3 série 3 de 1974 : 30.000 euros

Même si la série 3 fait la part belle aux plastiques par rapport aux séries 1 et 2, cet exemplaire en Bleu Agnano et sellerie crème est magnifique. Bénéficiant d’un moteur V4 1.3 développant 91cv, d’une boite 5 et de 4 freins à disques, cette Fulvia Coupé est un must !

Lancia Fulvia coupé 1.3

Quels enseignements tirer ?

Tout d’abord, et c’est une évidence au regard de nos 5 stars du marché 2021, vive les années 70 ! Longtemps cantonnées à l’antichambre du monde de la collection, les voitures des années 70 sont désormais logées à la même enseigne que les stars des années 50 et 60.

Autre enseignement, les belles voitures parfaitement restaurées se vendent toujours très bien. On voit aussi l’attrait d’acheter un véhicule ayant bénéficié d’une restauration « ancienne » : si la corrosion n’a pas ré-apparu, on peut être certain de la qualité du boulot effectué. Et à Autocollec, on vous conseillera toujours de privilégier une restauration ancienne plutôt qu’une voiture dont la peinture est à peine seiche…

Nous ressentons également que l’attrait des acheteurs se décale peut-être vers des voitures peu connues ou considérées comme mal-aimées jusqu’alors que les propriétaires n’ont plus peur de restaurer.

Néanmoins, si les prix se tiennent toujours globalement bien, la pandémie Covid-19 affecte bel et bien le marché des voitures de collection, avec une baisse globale du volume des transactions estimé autour de 15-20% sans doute en raison du report d’événements majeurs (Rétromobile, LeMans Classic, …) et l’arrêt de la plupart des ventes publiques en raison des confinements successifs. Et le marché ne s’est pas totalement reporté sur les enchères en ligne.

Même chose sur le marché des professionnels. Ils ont eu beau se digitaliser, proposer des visites virtuelles, … ça n’a pas suffit à combler la fermeture des show-rooms l’essentiel des 12 derniers mois.

Reste le marché des particuliers, plus difficile à sentir, à tracer … Là aussi, nos informations provenant des compagnies d’assurance et des opérateurs de petites annonces font état d’un tassement assez net des transactions. C’est compréhensible : en période d’incertitudes, on a peut-être d’autres priorités que d’immobiliser une somme d’argent dans une voiture de collection.